Galaxy A07 8 Go 128 Go, vaut-il vraiment le coup ?
Avis complet sur le Samsung Galaxy A07 en 8 Go et 128 Go. Ce que valent son écran, son Helio G99 et son autonomie, plus ce que cache la mention 8 Go de RAM.
Le Galaxy A07 occupe la position la plus basse de la gamme Samsung, celle que la presse spécialisée ignore presque systématiquement. Notebookcheck recense malgré tout 16 tests, pour une moyenne de 69,67 %, avec une note de 78 % sur le rapport qualité-prix et de 55 % seulement sur les performances.
Ces deux chiffres résument bien la machine. Reste à savoir si le compromis vous convient.
Ce que Samsung appelle 8 Go n'en est pas vraiment
Commençons par le point qui prête à confusion, parce qu'il figure en gros sur la fiche produit.
La configuration annoncée à 8 Go correspond en réalité à 4 Go de mémoire vive physique, auxquels s'ajoutent 4 Go de RAM Plus. Cette seconde moitié n'est pas de la mémoire, c'est une réservation d'espace sur le stockage interne que le système utilise comme mémoire d'appoint.
Le procédé existe chez tous les constructeurs et il rend un vrai service. Il permet de garder davantage d'applications ouvertes en arrière-plan sans qu'elles soient fermées de force, ce qui évite le rechargement complet quand vous revenez dessus.
Il ne remplace pas la vraie RAM pour autant. Le stockage UFS 2.2 du A07 reste plusieurs fois plus lent que la mémoire vive. L'opération consomme en outre de l'espace disque. Sur les tâches exigeantes, l'appareil se comporte comme un téléphone à 4 Go, pas comme un modèle à 8 Go.
Rien de scandaleux, à condition de savoir ce que l'on achète. Une configuration à 6 Go physiques reste préférable si vous la trouvez au même prix.
La fiche technique, sans habillage
Le processeur est un MediaTek Helio G99 gravé en 6 nm, associé à un GPU Mali-G57 MC2. Les scores AnTuTu tournent autour de 400 000 points, ce qui situe l'appareil nettement au-dessus de la génération précédente sans le hisser au niveau du milieu de gamme.
L'écran mesure 6,7 pouces en dalle PLS LCD, avec une définition HD+ de 1 600 par 720 pixels, soit 262 pixels par pouce, avec un rafraîchissement à 90 Hz. La batterie annonce 5 000 mAh avec une charge rapide 25 W. Côté photo, un capteur principal de 50 Mpx est épaulé par un capteur de profondeur de 2 Mpx, la caméra frontale se limitant à 8 Mpx.
Le stockage de 128 Go s'étend par microSD jusqu'à 1 To, sur un emplacement partagé avec la seconde carte SIM. Comptez entre 184 et 199 grammes selon les sources et le coloris.
Ces caractéristiques correspondent à la déclinaison vendue sous la référence Galaxy A07 8 GO 128GO noir de Samsung, chez un revendeur comme Spacenet. Vérifiez toujours la mention 4G ou 5G sur la fiche, car les deux versions partagent le même nom commercial tout en reposant sur des puces différentes.
L'écran, le vrai compromis de ce téléphone
Voilà le poste où l'entrée de gamme se paie encore, malgré les progrès des dernières années.
Une définition HD+ étalée sur 6,7 pouces donne 262 pixels par pouce. À cette densité, les pixels se distinguent à l'œil nu sur du texte fin, ce que les testeurs relèvent unanimement. La luminosité plafonne autour de 600 nits, une valeur correcte en intérieur qui devient limite en plein soleil d'été.
Le passage à 90 Hz compense partiellement. La navigation dans les menus et le défilement des listes gagnent une fluidité que les modèles à 60 Hz n'ont pas. C'est probablement l'amélioration la plus perceptible au quotidien.
La reproduction des couleurs reste naturelle. Les bordures d'écran, elles, sont larges et datées.
Les performances au quotidien
Le Helio G99 est une puce éprouvée, présente depuis plusieurs années sur ce segment. Cette ancienneté joue en sa faveur. Les développeurs l'ont largement optimisée.
L'usage courant ne pose aucun problème. Messagerie, navigation web, réseaux sociaux, appels vidéo, lecture de vidéos en streaming, tout cela fonctionne sans ralentissement notable. Le stockage UFS 2.2, plus rapide que l'eMMC des générations précédentes, contribue nettement à cette sensation de réactivité.
Les limites apparaissent sur le jeu exigeant et sur le multitâche lourd. Un titre graphiquement ambitieux tournera en qualité réduite. L'enchaînement de nombreuses applications finira par solliciter la RAM Plus, avec les temps de chargement que cela implique.
La photo, correcte de jour et rien de plus
Le capteur de 50 Mpx produit des clichés détaillés en plein jour, à condition que la scène soit stable et bien éclairée. Le rendu est un peu au-dessus de celui du modèle d'entrée de la gamme précédente.
Dès que la lumière baisse, le bruit numérique s'installe franchement. Les sujets en mouvement posent également problème, l'autofocus et le temps de traitement n'étant pas taillés pour ça.
Le capteur de profondeur de 2 Mpx sert uniquement au flou d'arrière-plan des portraits. Il ne s'agit ni d'un ultra grand-angle ni d'un macro, contrairement à ce que suggère la présence de deux objectifs.
Ce qui manque, au point de tout changer
Deux absences méritent votre attention avant de commander, parce qu'elles ne se rattrapent pas.
L'absence de NFC sur certaines déclinaisons interdit le paiement sans contact depuis le téléphone. Si vous utilisez régulièrement cette fonction, c'est un motif de rejet immédiat. Vérifiez ce point précis sur la fiche du modèle vendu dans votre pays, la présence du NFC variant selon les marchés.
Le haut-parleur est mono. Pour regarder des vidéos ou écouter de la musique sans casque, la différence avec un système stéréo s'entend nettement.
L'autonomie et le suivi logiciel
Les 5 000 mAh tiennent une journée pleine sans effort, souvent davantage en usage modéré. C'est la conséquence logique d'un écran peu défini et d'une puce gravée en 6 nm, deux facteurs qui limitent la consommation.
La charge 25 W reste raisonnable pour la catégorie, sans être rapide au sens actuel du terme.
Le suivi logiciel constitue l'argument le plus solide du dossier. Samsung s'est engagé sur une durée nettement supérieure à ce que pratiquait l'entrée de gamme il y a cinq ans, ce qui change complètement le calcul de possession. Les engagements exacts varient toutefois selon les marchés et les déclinaisons, alors consultez la page officielle Samsung de votre pays plutôt qu'un article générique.
Alors, est-ce qu'il vaut le coup ?
Oui dans certains cas, non dans d'autres. La frontière est assez nette.
Il vaut le coup comme premier téléphone pour un adolescent, comme appareil de secours en voyage ou comme second terminal séparé du professionnel. Dans ces usages, aucune de ses faiblesses ne gêne réellement. Sa robustesse logicielle sur la durée devient même un vrai atout.
Il vaut aussi le coup pour un utilisateur qui téléphone, écrit des messages, consulte le web et prend quelques photos de jour. C'est un profil bien plus répandu que ne le laissent croire les tests de smartphones à 1 200 euros.
Il ne vaut pas le coup si vous photographiez souvent le soir, si vous jouez sérieusement, si vous lisez beaucoup de texte sur l'écran ou si le paiement sans contact fait partie de votre quotidien.
Un dernier conseil avant de valider votre panier. Si l'écart de prix avec une configuration à 6 Go de mémoire physique reste faible, prenez cette dernière. Vous gagnerez plus en confort d'usage sur trois ans que sur n'importe quel autre poste de la fiche technique.